Samedi 7 décembre
Ils reviennent, je pars.
Vent pluie tempête.
SniF
Morlaix Manu Ma vue
Vendredi 6 décembre
Sous crachin, puis légère éclaircie, j'arpente la côte ouest par un sentier discret. Et le plaisir est toujours là.
Sont-ce les huitriers pie ou bien des gravelots que j'entends, mais ne vois pas.
Mais là-bas, sur la chaussée submersible, c'est une blanche aigrette.
L'aigrette n'est pas en Crête
Et de la poule
n'a pas la crête
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| Déjà vu |
Lueurs argentées
miracle de la nature
miroir de l'eau
Des îles
des pins sur les îles
et le bruit frais du vent
(Masaoka Shiki)
Jeudi 5 décembre
De la visite aujourd'hui jour de marché. Des Morlaisiens et une Plourinoise viennent voir le convalescent dans son Centre de repos. Ils sont ravis de ce lieu si agréable si près des flots pas bleus.
Les voici :
De dos au château. ( Grimpette difficile après le copieux repas arrosé ! )
De face, heureux les touristes
3 décembre
Eh oui, dès potron-minet, j'aperçois Blanchette qui se promène dans les parterres. Une envie folle de liberté, cette poulette. Heureusement pour elle, ni renard ni loup ne rodent.
Avec ruse, je la ramène illico à sa paille.
La prochaine fois, j'appelle les poulets.
Dehors, l'atmosphère est très calme. Paisible et douce. Rue Park ar roch, pleine chaussée, un type , casque aux oreilles, pratique le Taï Chi !
Tour matinal. Pain et café. Et rectificatif par rapport à un écrit précédent : l'Hopen bar, s'écrit "Ho' Penn bar" ! Humour breizh pointu. Mais toujours clos, l'Ho' Penn.
Dans une boîte à livres, je découvre des titres enchanteurs : "Coup de foudre au bureau" "Insolente beauté" et puis "La guerre des boutons". L'acné ? L'acné dernière à Marienbad. Les jouvenceaux ne comprendront pas, sauf cinéphiles.
Tour du soir au port. Calme incroyable persistant . Zéro vent. Silence, sauf quelques marins oiseaux.
Nuances de gris illuminant Saint-Pol. Loin.
C'est beau le gris. Insolent de beauté.
Lundi 2 décembre
2e semaine
La lampe éteinte
les étoiles fraîches
se glissent par la fenêtre
(Natsume Sôseki)
Balade randonneuse côtière aujourd'hui, en passant par la charmante... Notre`Dame de Callot.
15,5 km
Petite fatigue surtout après une nuit de 3 4 heures. Mais ça va.
Quel bol d'air ! Des averses cinglantes, du vent, du soleil, du sable, des oiseaux. La fête de la nature. J'engrange pour l'hiver.
Je me suis même fendu d'une petite escalade de falaise. Pas très prudent, ça.
Images. (Un peu répétitives, forcément).
Callot1. La passe aux moutons Callot2. Côte Est
Callot3. Notre-Dame de, vitrail
Callot4. Histoire de cette chapelle
Et enfin la classique des classiques.
1 de décembre
On entre dans le vif.
J'hume l'air du côté de Callot. Puis,
Coup de fil (fil ?) du patron. Compte-rendu. Je crois je m'en sors pas mal...
Les contrastes
Samedi 30 novembre
Oui, en sortant, ce matin, je découvre la Blanchette se baladant tranquille dans le jardin. Heureusement point de renard dans le secteur. Vite fait, je la rentre dans son poulailler. Mais par où s'est-elle évadée ? Tunnel ou ouverture dans les barbelés ? L'enquête le déterminera, ... On va examiner les vidéos.
Balade nocturne sous un ciel étoilé. Vénus à l’ouest brille et ma vue difforme la dédouble ! 2 beautés pour moi, promeneur solitaire qui pousse la porte de la Marinière, restaurant sur le port. La serveuse est bien contente de me narrer l'histoire du restaurant qui, il y a 34 ans était un atelier naval. D'où le magnifique bar en demi-coque de bateau construit par le patron, père du futur restaurateur. Le bar est toujours là aimantant les verres des consommateurs assoifés
Vendredi 29 novembre
Les agents de Moscou sont là ! De nouveau. M'ont l'air déjà bien grassouillettes.
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| Beau cercle ! |
Enfin, une pub acceptable. N'est-ce pas Anne-Marie et Jo ?
Sur la côte ouest de la presqu'île, 4 ostréiculteurs se succèdent. Et cette année, on trouve des huîtres plates à des prix abordables.
Jeudi 28 novembre
Sur le marché, des plats flamands. Je me fends d'un Welsh frites... super dégeu ! Des frites réchauffées, mais quelle idée ! Des crêpes, des crêpes, je veux !
Ah ! Le BDS(1) est ouvert et je m'octroie l'expresso matinal. Au bar règne une vieille connaissance, on discute commerce local. Je comprends pas tout, bien sûr.
Retour, par la Chaise du curé. Je prie devant le spectacle splendide de l'eau qui houle et roule devant moi seul. Le gris enrobe Callot et Saint-Pol.
Halte à la Boîte aux livres, où parmi les déchets cathos et les vieilleries à l'eau de rose, je déniche Ananda Roy, perle de la littérature indienne. Merci les bourges !
Les cocos du jour
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| Ouvrez l’œil. Ombre murale |
(1) BDS Bar Des Sports pour les non-initiés ; mais qui ne ressemble pas du tout à un ... BDS !
Mercredi 27 novembre
Go to Montroulez. Encore et encore. Réglages audio. Visite à Christian qui se traîne, qui goûte à peine aux bons œufs des poulettes en omelette.
Lumières et chaleur au gîte.
Chaussures devant la porte
Chat qui dort
Mais où sont mes lunettes ?
Mardi 26 novembre
Sibiril : résistant et patati et patata...
Rue, stèle, chantier... Gloire locale
Une visite au bourg s'impose.
Par chemins et ruelles blanches où les volets fermés sont nombreux, j'arrive au centre, où tout d'abord les commerces de la gentille placette de la République sommeillent. Mais plus loin, à côté de l'église, moche, l'odeur du pain chaud s'échappant de la boulangerie locale, titille mes pupilles gustatives. À coté, déception, le "Central" est fermé. Pas de petit café de 11 h en écoutant les pronostics hippiques.
Mais cherchons bien. Il ne sera pas dit que j'abandonne de sitôt.
Hopen bar, closed of course. Mais à l'entrée de la ville, tabac, jeux et bar, voilà qui conviendra pour ce matin.
Retour, je longe la maison où Igor Stravinski logea l'été 1920 et où il composa 2 oeuvres dont 1 symphonie pour instruments à vent ! Pas bête le gars ! Bien situé (et d'ailleurs pourquoi est-il venu se perdre dans le coin ; à Moscou connaît-on, le BDS ? ).
Balade de l'après-midi, dragon et yeux de verre jalonnent le parcours en ultra gris !
Lundi 25 novembre
Après les tâches, au demeurant bien sympathiques, granuler le poêle, nourrir Rosalie la chatte, donner le grain aux poulettes et ramasser leurs cocos dans le nid, direction la mairie pour prendre le bus direction Morlaix. Un homme et une femme attendent valise à la main, apparemment objectif train. Mais de bus point ! On apprendra qu'il s'est arrêté à l'arrêt précédent, visiblement contrarié par des menus travaux dans le centre ville.
Je m'apprête à faire du stop - j'ai ça dans les gènes - mais vu la détresse de mes comparses, je décide d'aller chercher la Sandero de mes hôtes afin de les mener tout de go à la gare morlaisienne.
Route faisant, dans la conversation, je leur demande le pourquoi de leur séjour à Carantec.
Elle : j'ai une liaison ! (Dangereuse ?). Mais peu à peu, mon cerveau rétablit la vérité : une maison ! L'achat des piles audio ne sera pas inutile !Ces braves humains, en fait, quittent leur demeure carantécoise pour rejoindre leur gîte parisien.
Elle si heureuse de mon service, m'en laissera quelques pièces. Lui, trouvera ça tout à fait normal.
Bon, vite les piles. (Sans les faces)
Retour sur la côte et enfin voir... la mer, la mer, la mer !
Dimanche 24 Novembre
14 km en bus, 1 km à pied. La nuit est là.
Me voilà à pied d’œuvre : gardien de chat et de poules dans cette contrée perdue de lointaine Bretagne au climat dantesque en cette saison où les dépressions se succèdent. Ici, difficile de distinguer le ciel de la mer.
Au moins du grand air pour aider ma convalescence !
Dans le trou, une cabane ! La tache s'annonce rude : une paillasse à même le sol pour couchette, un vieux poêle bien rouillé qui n'a pas vu de charbon depuis belle lurette pour absence de chauffage. Bref, on se les pèle. Un paquet de pates entamé pour les 10 jours qui viennent. Espérons que les 3 poules, Roussette Blanchâtre et Noiraude, sauront pondre leur œuf hebdomadaire.
Et merde, les piles de mes oreilles électroniques sont en panne ! Demain, retour sur Morlaix pour me réapprovisionner.
Bon, aller dododo.
Dedans, les œufs